BIENVENUE SUR LE PREMIER BLOGUE DE PATRICIA TRUCOTTE

Publi le lundi 21 avril 2008

Lundi 21 avril 2008

CES CHEMINS INCONNUS CHEMINS DE DAMAS

SORTIR DE L'OMBRE Dès l'âge de dix-huit ans, je réalisais tous mes rêves de jeunesse. J'étais en pleine santé et je menais une vie simple, heureuse et sans histoire. La vie me souriait. J'avais un amoureux, des amis (es), une automobile, un superbe travail sur la route dans le domaine de l'assurance-vie. Je poursuivais des cours de perfectionnement au Cégep et à l'Université, pour réaliser mon rêve de devenir courtier. Mes désirs se réalisaient les uns après les autres : le mariage, la maison et la venue d'un enfant pour embellir ce conte de fées, devenu réalité. Un banal accident de la route est survenu au moment où je ne m'y attendais pas du tout. Du jour au lendemain, j’ai dû apprendre à composer avec la douleur chronique qui empoisonnait, tout simplement, mon existence. Malgré ma détermination à persévérer sur le marché du travail, même en voyant mes revenus dégringolés à chaque année; j’ai dû mettre un terme final à ce grand mirage de devenir Courtier d’assurance-vie agréé. Ce n'est pas facile de se rendre au bureau de l'assistance sociale de sa région, et regarder sa vie basculer complètement, dans tous les domaines de sa vie : faillite personnelle en 1990 burnout professionnel évident, maladie physique et mentale ajoutée, divorce, jusqu’à l’expression du désespoir en tentant d’en finir avec la vie en avril 1993. Tous mes rêves s'écroulaient les uns après les autres. Les rêves, les ignorances et les illusions s’écroulaient trop rapidement sous mes yeux. Péniblement, je côtoyais mes limites humaines, mes faiblesses et mes pauvretés. Je ressentais une trop grande impuissance face à la douleur physique chronique « qui rend fou » (Expression de Radio Canada), et qui conduit inévitablement dans les chemins les plus désolants de notre société : la prison, la mort ou la santé mentale en psychiatrie. J'ai atteint le fond du baril, et plus encore puisqu’il n’y a pas vraiment de fond : la route des soins psychiatriques furent les miens, de mars 1990 jusqu’au printemps 1998. Mes derniers remèdes ont été pris en mars 1999. Pour ensuite, n’avoir que les chemins de la santé physique à mettre au point, en jetant davantage de lumière sur mon histoire de santé physique : consulter des spécialistes qui compléteraient des diagnostics médicaux de1997, suite à mon opération soudaine et inattendue pour recevoir une hanche artificielle, le 22 août 1997. Ce qui a pu se concrétiser grâce à mon médecin traitant de Québec, qui m’a référé à ces spécialistes; mais surtout, qui a pu ensuite me prescrire les remèdes nécessaires, pour voir un soulagement à ces douleurs devenues carrément insoutenables. Je ne tenais plus à prendre la route de la médecine psychiatrique, qui était causée par ces douleurs non soulagées. DEMANDE DE L'AIDE Je me suis impliquée dans ma communauté en fréquentant d’abord une Fraternité du mode de vie des douze étapes, pour arriver à composer avec les nouvelles émotions surprenantes et parfois très désarmantes. J'avais encore besoin des autres et les autres avaient aussi besoin de moi. Quelquefois, on m’invitait à partager mon cheminement personnel, autant mes pas dans le bas fond, que les trucs pour remonter la pente vers la sobriété, et non vers la perfection. Enfin, je ne me sentais plus isolée dans la souffrance. On me demandait parfois de partager mon parcours de vie, afin de donner de l’espoir aux autres personnes prisent avec des problèmes semblables. LA SOUFFRANCE NE SE COMPARE PAS, MAIS ELLE SE PARTAGE Dans le cadre des cours sur la prévention du suicide, enseignés aux étudiants de 16-17 ans à la Polyvalente de Saint Georges de Beauce, par l’entremise d’un professeur de foi et de religion catholique, aujourd’hui retraité; j’ai été invitée à transmettre à nouveau, un témoignage de vie et d’espérance. La joie de vivre et l'humour se pointaient le bout du nez à nouveau, dans ma vie. Je réalisais que je n'avais jamais été seule et que je ne serais plus jamais seule. POUR AUJOURD’HUI SEULEMENT Il y a tant à faire, non seulement pour améliorer encore ma qualité de vie, mais pour mieux vivre en société. Je rencontrais aussi avec étonnement, mes nouvelles forces et mes talents qui s’éveillaient. Demeurer réaliste quant à mes limites physiques et morales, devenaient mon point de référence à respecter. Je ne suis plus la femme forte de l'évangile, comme autrefois. Le rythme de mes activités se trouvait légèrement diminué. Il était impossible de changer le monde; mais je pouvais modifier des choses à l’intérieur de moi, et dans ma vie de chaque jour. Alors, ma vie extérieure prenait, lentement mais sûrement, une nouvelle direction. Je constatais sans l'ombre d'un doute, que je me portais beaucoup mieux. Ma vie prenait un sens tout à fait nouveau, même si je me retrouvais dans l’inconnu en sortant des sentiers battus. Finalement, je retrouvais d'une façon différente, tout ce que je croyais avoir perdu. Être secouer de ses chemins routiniers, voilà ce qui m’arrivait ! Il y avait tant de mercis à dire sincèrement et joyeusement, à la Vie; sans oublier d’apprécier les personnes de mon entourage, ainsi que les organismes de charité, qui m'épaulaient selon mes besoins et selon aussi, leurs capacités; parfois confrontés aussi à leurs limites. J'ai connu le succès et la réussite dans ma ville natale en Beauce, mais j'ai goûté aussi à la défaite totale, dans mon patelin. C'est en Beauce que j'ai retroussé mes manches et que j’ai prononcé un véritable, Oui, à la vie et peu importent les difficultés rencontrées, qui feront toujours partie de la condition humaine. Au début de l'année 1999, il était temps de réaliser un beau rêve d’enfance : Vivre dans la grande ville de Québec. Puisque j’habitais toujours dans les mêmes souliers, j'espérais toujours retrouver mon autonomie financière qui passait inévitablement, par me retrouver du travail. Je me procurais la nourriture et des vêtements aux organismes de charité ; je gardais des enfants ou des personnes âgées, auprès d’un organisme communautaire. Ces périodes de temps tournés vers les autres, me permettaient d’oublier un peu mes problèmes personnels; mais aussi de poursuivre mes buts à courts termes, ainsi que mes rêves. De plus, le travail bénévole que j’accomplissais avec beaucoup de joies au cœur, donnait du répit aux familles dans le besoin. VAUT MIEUX RÊVER EN COULEURS... que de ne plus rêver du tout. VAUT MIEUX CONTINUER DE SE BATTRE EN COULEURS... que de baisser les bras à nouveau ! Au moment où je ne m'y attendais le moins, le soleil a brillé à nouveau pour moi : finis les stages de travail; les vêtements; petits meubles et l’alimentation donnés ou achetés à bas prix, auprès des organismes de charité; ainsi que les interminables emprunts auprès de mes proches, de $20. à la fin des mois. Je dois bien tenir ma promesse faite intérieurement auprès de l’aide d’en haut, surtout auprès du petit frère André. Que c’est gênant d’écrire ces mots, je l’avoue bien humblement; mais vu que c’est réalité pour moi, autant continuer de faire partie du monde des fous, pour certains élites médicaux. C’est quand même pas de ma faute si dès l’âge de 8 ans, la photo du petit frère André de la religion catholique, était suspendue au mur du salon de notre maison familiale. Ma curiosité naturelle m’a conduit à interroger mon père à l’époque, pour adhérer presque aveuglément à ce personnage réel ou irréel, dès ma petite enfance. Je laisse les Responsables de ces questions religieuses, enseigner ces choses qui me sont tout à fait inconnues et non familières. Au fait...est-ce vrai l'histoire de ce petit frère André, ou serais-ce une légende ? Je ne peux y répondre et vous ? Qui a inventé cette histoire ? Alors, parlez-nous du petit frère André ? Pourquoi a-t-on essayé de le cacher au Nouveau Brunswick ? Tout cela m'intéresse ! VA, TA FOI T’A SAUVÉE ! Le fruit de deux stages de travail entreprit avec l’assistance sociale, m’a donné l’occasion de toucher $100. de plus par mois, ajouté à mon revenu mensuel habituel; mais de réaliser surtout, que le travail dans la vente et sur la route était bel et bien terminé. Par la suite, j’ai pu diriger mes recherches d’emplois, vers un travail plus humain et mieux adaptée à ma condition. De l’été 2001 jusqu’à l’été 2005, j’ai travaillé comme gardienne responsable dans une résidence d’accueil, auprès de 6 personnes ayant traversées elles aussi, des périodes difficiles pour se retrouver dans ce milieu en santé mentale. Le projet de travail devait être d’une durée d’un an seulement, et s’est prolongé sur une période de 4 ans, jusqu’à ce que je me rende compte que ma place n’était plus vraiment là. Ainsi, j’ai eu la chance de réaliser mes buts à courts termes : Avant tout, j’ai pu accomplir des tâches nouvelles, et de découvrir des beautés insoupçonnées chez ces personnes-là; dont j’aurais bien pu faire parties comme tant d’autres. Ce fut une bonne occasion aussi de mieux saisir les chemins de mon passé. Ensuite, j’ai réalisé l’achat d’un ordinateur ainsi que de m’inscrire sur un cours d’écriture par correspondance, auprès d’une École de Rédaction. En 2004, on m’a remit mon diplôme d’écriture créative. Le plus grand cadeau suite à ce cours, fut d’arriver à écrire sans aucune censure. Bien entendu, mon fils m’avait aussi remis en signe d’appréciation, un tout petit livre de l’auteur Marguerite Duras, intitulé : Écrire. L'écriture est un chemin thérapeutique et vraiment libérateur pour moi, comme pour bien des personnes. VA... LÀ OU TE PORTE TON CŒUR ! Il y a tant de sujets actuels de la société qui me tiennent à cœur, tels : la santé, la famille, l'éducation, le travail, le bénévolat et les loisirs, la justice, la prévention du suicide chez les jeunes de 7 à 107 ans; et tant d’autres sujets. Tout n'est pas toujours simple et facile, puisque la douleur chronique fait toujours partie de mon quotidien. Depuis 2001, j’ai au moins la chance d’avoir un répit vu un médicament qui soulage la moitié de ces bobos. Pour la moitié des douleurs, vaut encore mieux les tolérer un brin, que d’augmenter le remède prescrit; qui n’est donné que dans les cas de phases terminales ou les crise aigües de douleurs chroniques, ce qui est mon cas. Mon attitude est meilleure, et je ne résiste plus aux douleurs; tout comme il n’y a plus de place dans ma vie, pour les peurs, la culpabilité et l’ennui. Parfois, cet ennemi de la douleur se tanne de moi, surtout depuis que je m’en suis fait un allié; alors je profite de ce répit pour continuer mes temps d’écritures. Pour les tâches quotidiennes de mon loyer, j’investis mes derniers sous pour l’aide d’une dame aux ménages; à raison de trois heures aux deux semaines; en collaboration avec le soutien d’un organisme communautaire de ma région et l’assurance-maladie. Avant de terminer ce partage, je tiens à souligner qu’en Beauce, je suis chanceuse d’avoir accès aux excellents services du Transport Adapté; mis sur pied par la Ville de Saint Georges de Beauce, le Ministère du Transport et la contribution personnelle des usagers. Ce service est offert dans chaque ville de la Province du Québec. AH CES TAMALOUS ! Voila que dans le temps de Pâques 2008, j’ai passé plus de dix jours à la maison, tellement je me suis retrouvée limitée par les bobos physiques au dos en premier lieu, et en second lieu par ma hanche gauche brisée en deux morceaux, et troisièmement, par un os de ma jambe qui selon le spécialiste chirurgien et mon médecin traitant, serait en train de se faire gruger. Quand j’ai demandé qui m’aimait au point de me prendre des croquées d’os, on m’a répondu vaguement : Ça c’est ce que nous allons découvrir lors de ta prochaine opération à venir bientôt, soit de changer ma prothèse de hanche gauche; pour ensuite vérifier s’il y aurait une tumeur aux os. LES SCEPTIQUES EN SERONT CONFONDUS EN CE DOMAINE-LÀ AUSSI ! Donc, ce malheur fut transformé encore une fois, en petits bonheurs, puisque j’ai découvert deux nouveaux médias libres sur l’Internet. Une charitable personne a crue en moi et aux deux récits que je lui avais partagés, lors de cette vacance forcée à Pâques. Son aide précieuse m’a conduite jusqu’à vous, chers lecteurs et lectrices du site Cents Papiers et du site Branchez-vous.com. (Merci sincèrement à Monsieur Folly). Quelle joie extraordinaire de réaliser mes projets nouveaux, différents de mon travail d'autrefois, mais combien plus intéressant et divertissant; même si pour l’instant, je ne touche aucune rémunération. (J’ajoute cette dernière phrase pour l’aide sociale et la Régie des Rentes Invalidité). Actuellement, je ne travaille pas, je vis mon loisir favori : l’écriture. Tous ces « merveilleux malheurs » et « ces chemins de Damas » portent aujourd'hui leurs fruits, doux ou amers. Ma devise : Aide-toi et l’Aide d’en haut t'aidera ! Patricia Turcotte © Le 21 avril 2008

Chiffon | 2008-04-21 16:06:04


1 Commentaire :

Commentaire crit le mardi 22 avril 2008 à 01:05:35 (lien)
Patricia - http://patricia_et_ses_blogues.monblogue.branchez-vous.com
Vers 2003, j'ai commencé à composer un résumé de mon parcours de vie intitulé: Sortir de l'ombre.

Je l'ai donc retouché pour le mettre à jour et spécialement pour ma page personnelle; mais surtout pour les amis (es) lecteurs et lectrices qui me diront.

Au revoir à tous de Patricia Turcotte


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